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Chapitre 3

La rencontre

La Défense – Vendredi 17 novembre 2017

9h

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Greg avait passé toute sa semaine à fantasmer sur la belle Emilia, des fantasmes qu’il ne put hélas que combler avec sa main gauche (il était gaucher) sur l’unique photo qu’il possédait. Il n’avait osé parler de ce rendez-vous avec personne, ayant trop peur d’être déçu ou de tomber sur une mauvaise blague.

Pour le jour J, il s’était habillé comme il le fallait pour les circonstances : costume gris foncé sortant du pressing, jolie cravate rose et de belles chaussures cirées qu’il ne portait que pour les grandes occasions. Il s’était de plus démené à la salle de sport tous les soirs afin de s’affiner un peu et avait passé du temps chez le coiffeur le matin même afin d’avoir une coupe convenable à présenter.

Loïc piqua une petite tête dans son bureau :

— La classe mon pote ! C’est pas le jour de ton entretien annuel puisque t’es un jeune embauché ! Quelle fille vas-tu essayer de brancher petit coquin ?

Il devait avoir un don pour deviner ce genre de situation, surtout du premier coup. Greg se sentit obligé de lui avouer qu’il avait bien un rencard ce soir.

— Je n’arrive pas à attirer les filles aussi facilement que toi, alors comme tu le vois je mets toutes les chances de mon côté !

— Si avec ça elle ne craque pas, je ne comprends plus rien aux femmes 🙂

Montre-moi à quoi elle ressemble la petite !

— Je ne sais pas trop tu risquerais de vouloir me la piquer dit-il d’une moue boudeuse.

— Mon Greg, je te le jure sur l’Esprit Saint (ou était-ce l’Esprit Sein ?), je ne suis pas ce genre de mec. Il ne lui arrivera rien à ta chérie, promis.

C’est avec une grande réticence qu’il lui montra la photo d’Emilia. Planté devant l’écran, les yeux écarquillés, Loïc ne put rien dire pendant de longues secondes.

— Mon Dieu, c’est sûrement la plus jolie nana que j’ai vu de ma vie. Quelle bombe ! Quelle femme… Wow, sincèrement, crois-le ou non, je suis déjà en train de tomber amoureux !

— Pas touche mon pote ! Propriété privée, le repoussa-t-il un peu abruptement.

— Ne t’inquiète pas, une parole est une parole, dit-il la main au coeur. Par contre, je veux que tu me racontes tous les détails. Tout, tout, tout !

— Bon, sinon donne-moi quelques conseils, je stresse un peu Je devrais venir avec un bouquet de fleurs ?

— Non surtout pas, c’est ringard de nos jours et il s’agit d’un premier rencard. Il ne faut surtout pas effrayer la petite biche. Pose-lui beaucoup de questions, laisse-la parler et surtout reste toi-même ! Elle sera charmée par ta beauté intérieure. Elle le saura très vite si tu essaies de jouer un rôle.

— Merci pour tes conseils Loïc, ça me fait chaud au coeur. Je croise les doigts pour ce soir.

Ils se firent une accolade virile, comme si ce rendez-vous venait de lier le début de leur profonde et belle amitié.

C’est avec la boule au ventre que Greg quitta le bureau à 18h30 afin d’arriver à l’heure. Il n’avait pas fait grand chose de la journée, préférant se concentrer sur son rendez-vous. Il ne pouvait se l’expliquer mais il sentait que le cours de sa vie allait être changé suite à cette rencontre, qu’il ne serait ensuite plus jamais le même.

Il arriva à l’heure au café et s’installa stratégiquement sur une table face à l’entrée afin d’être certain de ne pas la manquer. La serveuse lui demanda s’il souhaitait commander. Il s’agissait d’une jolie serveuse, blonde, grande et mince comme il les aime. Elle portait à merveille le jean moulant et son petit haut avait bien de la peine à recouvrir une belle poitrine que Greg estima d’un rapide coup d’oeil à un mignon 90C. D’habitude, il aurait adoré discuter, voire tenter de draguer ce genre de filles mais son esprit était occupé par Emilia. Il préféra donc ne pas prolonger la découverte.

— Non pas tout de suite, j’attends quelqu’un qui ne devrait pas tarder

— Pas de problème Monsieur, je repasserai plus tard

Greg observa la porte d’entrée pendant une dizaine de minutes. Il y avait du passage mais à aucun moment il n’avait reconnu sa belle Emilia. Il réactualisait aussi de manière frénétique sa messagerie au cas où elle lui aurait envoyé un message.

C’est alors qu’il vit une silhouette surgir devant devant ses yeux : une femme enveloppée d’un long manteau hivernal venait d’entrer. Son visage était à moitié caché par une grande capuche en fourrure, cependant le coeur de Greg commença à battre de plus en plus fort sans qu’il ne sache réellement pourquoi. Lorsqu’elle l’enleva, il la reconnut instantanément : encore plus belle, plus élégante que sur la photo. Elle semblait être enveloppée d’une aura surnaturelle, sa beauté irradiait le lieu et le remplissait de chaleur.

Son visage parcouru la salle et lorsqu’elle vit Greg, elle lui fit ce qu’il définit comme le plus beau sourire du monde. Il était totalement subjugué par sa beauté et se demanda comment il allait faire pour ne pas perdre ses moyens.

— Hey, bonjour Greg ! Emilia, enchantée ! On se fait la bise ?

Sur l’instant, il se considéra comme l’homme le plus heureux du monde pour avoir eu cette chance de faire la bise à la plus belle des filles de cette planète.

— Pfffou, qu’est-ce qu’il fait chaud ici ! Reprit-elle. Attends, j’enlève mon manteau avant de m’installer.

A ce moment précis, Greg eut l’impression que le temps s’était arrêté ou du moins fortement ralenti. Il se rappelait de cette scène, comme si c’était hier. Son petit haut légèrement décolleté avec une fine dentelle épousait de manière indécente sa poitrine et il devina certainement à raison une paire bien ronde et bien ferme. Etait-ce un 95C, un 95D ? Il ne s’en soucia pas sur le moment, il savait juste qu’ils étaient parfaits. Son regard descendit le long de son corps voluptueux, son ventre absolument plat, ses hanches divinement sculptées avant de finir sur sa mini-jupe qui le mit immédiatement dans un état d’excitation qu’il avait rarement connu : cette fille représentait la perfection de la pointe des cheveux jusqu’au bout des pieds. Elle était à la fois mignonne et bandante, dévoilait un petit côté coquin tout en gardant une posture de fille sage : en bref, il avait envie de la prendre là sur la table tout en lui demandant de l’épouser.

D’ailleurs il n’était pas le seul à le penser puisque – le temps s’étant arrêté – il s’aperçut que tous les hommes étaient en train de la fixer du regard, la bouche ouverte.

C’est avec une certaine fierté qu’il constata qu’Emilia ne regardait personne d’autre que lui. Il lui découvrit un air de ressemblance avec Melissa Theuriau, une présentatrice sur laquelle il avait fantasmé mais qui lui était inatteignable Il redoutait cependant ce moment où une caméra finirait par débarquer pour lui dire Surprise ! C’est une caméra cachée !.

Elle s’assit en face de lui, toujours souriante et lui demanda :

— Greg, tu es encore mieux en vrai qu’en photo ! Je suis vraiment contente de te rencontrer !

— Merci Meliss euh Emilia ! C’est à moi de te dire ça, enfin tu es le genre de fille à faire tourner toutes les têtes !

— Oh, tu as voulu me comparer à Mélissa Theuriau, c’est bien ça ? C’est très gentil de ta part ! Je prends ça comme un compliment, s’exclama-t-elle avec un grand sourire.

— Mais comment tu le sais ? Demanda-t-il incrédule

— Tu ne serais pas le premier à me faire la remarque, répondit-elle avec un clin d’oeil

Greg ne pouvait s’empêcher d’admirer son visage, son nez, sa jolie petite bouche Il buvait les paroles qui en sortait et imaginait dans son esprit un peu malsain tous les autres usages qu’elle pourrait également en faire Au-delà du physique, il fut aussi irrémédiablement charmé par sa personnalité. Elle était intéressée par énormément de sujets : à l’informatique, aux réseaux neuronaux, à l’intelligence artificielle des sujets qui passionnaient notre informaticien bien entendu mais qui n’attiraient d’habitude pas les filles qu’il fréquentait. A chacune des discussions, il se sentait mis en valeur comme il ne l’a jamais été. Emilia semblait impressionnée par son intelligence et n’arrêtait pas de le complimenter. Etait-elle une experte en flatterie ou était-ce sincère ? Greg ne sut le dire sur le moment, mais il était heureux et cela lui suffisait.

— Bon beau brun, que dirais-tu d’aller manger avant de passer aux choses sérieuses ? Je meurs de faim !

— Je ne sais pas ce que tu sous-entends par choses sérieuses mais je comprends que nous allons avoir besoin d’énergie !

Ils eurent un regard complice à ce moment-là. Un échange bref et intense ou il sentit clairement une tension sexuelle entre eux (mais également dans son pantalon). Oui il le savait, il était déjà fou amoureux d’elle mais il avait au moins autant envie de la prendre, de la posséder.

— Est-ce que cela te dit un Big Fernand ? Demanda Emilia. Je suis fan de leurs burgers ! Et leurs frites aussi, elles sont divines !

— Oui moi aussi je suis un grand fan et en plus c’est juste à côté !

Greg devenait fou, non seulement elle était mince et jolie mais en plus elle aimait aussi les fast-food. Tout cela était trop beau assurément, il lui fallait donc essayer de trouver ce qui clochait dans ce tableau idyllique.

Une fois à table, il se mit à la questionner un peu plus. Il est vrai qu’il avait été quasiment le seul à parler au café.

— Que peux-tu bien faire dans la vie Emilia ? Belle comme tu es, tu dois certainement être une top model ou quelque chose dans le milieu !

— Merci pour le compliment Greg ! Hélas je ne suis qu’une assistante de direction dans une société quelconque. Ce n’est pas le boulot le plus intéressant du monde mais ça paie plutôt bien. Bien entendu j’ai aussi pensé à faire top model mais il faut croire que je préfère me satisfaire d’un travail plus ordinaire.

— Et donc tu préfères aussi les mecs ordinaires ? Je te l’avoue, je ne sais encore ce que tu me trouves et je suis sûr que ce ne sont pas les propositions qui doivent te manquer.

Greg avait posé cette dernière question un peu sans réfléchir aux conséquences. Peut-être allait-elle enfin ouvrir les yeux et découvrir qu’il n’était qu’un pauvre mec trapu et bedonnant. Cependant il lui fallait savoir, il avait une irrésistible envie de comprendre comment une fille comme elle pouvait s’intéresser à lui, même si cela devait lui gâcher sa soirée, voire même son existence.

Elle lui prit les mains et le fixa droit dans les yeux :

— Greg, profitons ensemble du moment présent tous les deux. Je te promets de répondre à l’ensemble de tes inquiétudes tout à l’heure. Sache juste que je ne t’ai pas choisi par hasard, si je me suis inscrite sur Tinder c’était uniquement dans l’objectif de te rencontrer.

Il se perdit dans ses yeux, comme s’il était dans une autre dimension. Il y découvrit un océan de sincérité et d’amour, un amour profond comme s’ils s’étaient déjà connus peut-être dans une autre vie.

— Bien, raconte-moi à ton tour ce que tu fais sur Tinder. Je suppose que ce n’est pas pour parler d’informatique aux filles ;) l’interrogea soudainement Emilia avec un sourire malicieux.

— Pour être honnête avec toi, je n’ai pas eu de relation depuis un certain temps et quoi de mieux que Tinder pour combler un vide !

— Hihi 🙂 J’aime ton honnêteté Greg. Tu es un homme intègre et honnête, un peu pervers certes mais c’est ce qui fait tout ton charme ! Tu es toujours à l’écoute et tu aimes aider les personnes en détresse, même si dans ton cas les personnes en détresse sont surtout des femmes 🙂

Greg se demanda comment elle avait réussi à le cerner en si peu de temps, peut-être avait-elle des pouvoirs ou un don de voyance ?

— Allons nous promener un peu, j’aimerais te montrer quelque chose et tu verras pourquoi je vois en toi quelqu’un de si spécial.

Ils marchèrent tranquillement en direction du jardin des Tuileries. Tout naturellement, sans même qu’il ne s’en rendit compte, ils se collèrent l’un à l’autre. Emilia lui tenait le bras et avait sa tête posée contre son épaule. Le couple ainsi formé semblait un peu atypique et des personnes mal pensantes auraient pu se demander, certainement par jalousie, comment un homme tel que lui pouvait aussi bien tomber. Cependant ils semblaient indiscutablement heureux tous les deux. Il se promenèrent ainsi dans le calme de la nuit parisienne, éclairés à lueur des candélabres, jusqu’au bout du jardin.

— Viens, asseyons-nous quelques instants sur ce banc proposa Emilia.

Ils étaient arrivés dans une zone isolée, sous la pénombre des arbres et seuls quelques badauds pouvaient être distingués au loin.

— Greg, je vais maintenant répondre à tes interrogations. Sache tout d’abord que je ne te dirai que la vérité et rien que la vérité. Certaines choses te sembleront surprenantes et tu me traiteras certainement de folle mais j’ai de quoi tout prouver.

— Tu m’intrigues ! Je me disais bien qu’une fille aussi parfaite que toi devait cacher quelque chose, répondit Greg avec le sourire pour essayer de se détendre.

Bien au contraire, le stress commençait à l’envahir. Il se demandait si elle n’allait pas lui avouer que c’était une blague ou pire que c’était un trans

— C’est vraiment merveilleux que tu me trouves parfaite, s’exclama Emilia avec des scintillements plein les yeux. Sache je ferai tout pour rester aussi parfaite dans tes souvenirs.

Elle soupira et reprit :

— Crois-le ou non : je viens du futur. J’ai été envoyée en mission afin de t’aider à changer le cours des choses, le destin du monde…

Greg tourna la tête dans tous les sens, cherchant une caméra dans les environs.

— Greg, il n’y a pas de caméra ici. Il n’y a que toi et moi.

— Et alors Emilia, que suis-je censé répondre à ça ? S’emporta soudainement Greg. Tu te moques de moi c’est ça ? Tu as fait tout ce manège, tout ce numéro de séduction pour à la fin me dire ça ? Qu’est-ce que j’ai été bête !

Arrête de raconter n’importe quoi et pars s’il te plait je ne supporterai pas que tu te moques de moi plus longtemps. Je ne pourrai pas survivre à plus

— Tu ne me laisses pas le choix à ce que je vois, l’interrompit Emilia.

Elle sortit un smartphone de son sac à main, du moins ce que Greg prit pour un smartphone dans un premier temps, et l’alluma.

— Tu vois Greg, cet appareil n’existe pas encore à cette époque. Il n’existe que dans le futur, et encore seulement en exemplaires très limités. Ma mission est de te le donner.

Greg prit le smartphone, il s’agissait d’un modèle siglé Samsung XVS sur lequel il voyait des suites de chiffres et de lettres un peu bizarres parcourir l’écran, un peu comme dans le générique de Matrix. L’appareil était très fin, très léger avec une finition irréprochable. L’écran semblait flotter à la surface un peu comme un hologramme. Il dû admettre qu’il n’existait effectivement pas un tel modèle sur le marché à l’heure actuelle.

— Il s’agit d’un exemplaire spécial d’assistant personnel à processeur quantique. La coque est conçue en nanotubes de carbone, elle est pour ainsi dire indestructible. La chaleur résiduelle de ta main suffit pour lui donner une autonomie de 72h en quelques secondes. Par contre fais bien attention, la mémoire est volatile : si la batterie se vide alors toutes les données seront perdues.

— Bien, admettons que tout ce que tu dis soit vrai. Que suis-je censé en faire ? Il n’a pas l’air d’être tactile, je ne vois pas à quoi il peut servir.

— Ce n’est pas un smartphone classique comme tu le constates, cet appareil est destiné à un usage spécial et unique, et tu vas vite le découvrir !

Elle regarda au loin, semblant guetter l’arrivée d’une personne.

— Tu vois cette fille qui se dirige dans notre direction ? Va l’aborder et demande-lui ton chemin tout en lui montrant l’écran. Tu vas être surpris, fais-moi confiance 🙂

Effectivement une fille venait d’arriver à leur hauteur. Elle avait une silhouette fine et élégante, le genre de filles qu’il avait parfois plaisir à suivre dans la rue juste pour les contempler de dos. Une capuche recouvrait sa tête mais il pu apercevoir des quelques mèches de cheveux qui dépassaient qu’elle était blonde.

Bien que dubitatif quant aux affirmations d’Emilia, il se dit qu’il n’avait rien à perdre. Il se leva et se dirigea vers elle.

— Bonsoir Mademoiselle, excusez-moi, je me suis un peu perdu. Pourriez-vous me montrer le chemin ?

La demoiselle leva la tête et il reconnut la jolie serveuse du café où il s’était installé un peu plus tôt.

— Bonjour Monsieur ! Ah mais je vous reconnais, vous étiez au café tout à l’heure avec votre charmante amie. J’espère qu’elle ne vous a pas déjà abandonné, osa-t-elle dire le sourire aux lèvres.

— Non non pas du tout, je balbutia Greg.

— Ah mais je plaisantais, ne m’en veuillez pas, après le travail je décompresse et je raconte souvent n’importe quoi !

— Donc vous vous promenez souvent dans le coin après le travail ?

— Oui de temps en temps, en fait je n’habite pas très loin, à deux rues d’ici. Du coup c’est très pratique ! Et puis parfois on fait des rencontres intéressantes lui répondit-elle avec un clin d’oeil malicieux. Sinon vous vouliez que je vous montre le chemin ? Vous avez de la chance, je connais très bien le quartier.

Greg n’en revenait pas à quel point il avait réussit à nouer une conversation de manière aussi naturelle avec une inconnue, lui qui est d’habitude plutôt timide. Il se demanda si finalement, il n’avait pas quelque chose de spécial comme le lui avait gentiment dit Emilia.

Il sorti le smartphone et le montra à la jolie blonde. Il y avait toujours ces caractères aléatoires mais qui soudainement se mirent à tournoyer dans tous les sens. Greg constata que la fille regardait toujours fixement l’appareil, lorsque soudain elle leva la tête et lui dit :

— Maître, je suis toute à vous.

Elle se jeta aussitôt sur ses lèvres et l’embrassa avec un désir ardent. Greg fut bien entendu surpris dans un premier temps, il ne s’attendait pas vraiment à cette scène surréaliste. Cependant il décida rapidement de profiter de la situation, c’était bien la première fois qu’il embrassait une fille aussi jolie surtout que celle-ci était non seulement jolie mais également particulièrement excitée puisque sa langue s’était introduite rapidement dans sa bouche dans un long baiser passionné. Elle commença à frotter langoureusement son corps contre le sien, ce qui provoqua en lui une douloureuse érection. Il ne savait pas trop comment se comporter car il savait qu’Emilia était là assise sur le banc à les regarder.

Il décida donc sagement d’arrêter ce moment de perdition et de revenir voir Emilia accompagné de la blonde.

— Alors Greg, tu sembles avoir apprécié lui dit-elle tout en regardant sa bosse volumineuse entre les jambes.

Elle se tourna ensuite vers la fille :

— Comment t’appelles-tu jeune demoiselle ?

— Je m’appelle Stéphanie, répondit-elle sans hésitation.

— Bien Stéphanie, et si tu finissais de t’occuper de ton Maître ? Regarde comme il est dans le besoin.

Emilia mit sa main sur la bosse du pantalon de Greg et constata avec délectation qu’elle était encore en train de grossir. Elle ouvrit avec précaution la fermeture éclair et eut un peu de mal à sortir un engin épais et imposant, prêt à conquérir toute forme d’orifice au regard de l’état de semi-conscience dans lequel l’informaticien était plongé alors qu’elle fit ses premiers mouvements de va-et-vient avec sa main.

— Greg, assis-toi sur le banc et toi Stéphanie, montre à ton Maître quelle bonne esclave tu es.

Sans réfléchir, la blonde se mit à genoux et commença à sucer son Maître comme si cela lui était naturel. Greg ne savait plus trop quoi penser de la situation, d’ailleurs il n’était plus tout à fait en situation de penser. Etait-ce la main d’Emilia, la bouche de Stéphanie, ou bien les deux ? Tout est-il qu’il n’avait jamais connu une telle érection de sa vie, jamais il ne l’avait sentie aussi longue, aussi dure. Il se sentait dominant, viril, avec à ses genoux une magnifique fille en train de le pomper en pleine rue de la façon la plus exquise qui soit.

Il ne se demanda pas si des passants étaient en train de s’aventurer dans le coin pour les observer, d’ailleurs cela lui importait peu. Seul lui importait le plaisir qu’il éprouvait à l’instant présent. La chaleur buccale qui l’enveloppait complètement, la langue experte qui s’appliquait autour de son engin, Emilia qui s’était positionnée à sa gauche et qui caressait doucement son torse tout en respirant près de son cou

Se sentant sur le point de venir, il ouvrit les yeux, contempla Emilia et lui arracha un baiser langoureux, érotique Elle fut un peu surprise sur le moment mais se laissa rapidement faire. Elle lui rendit chacun de ses coups de langues, elle l’embrassa comme si cela allait être le dernier baiser de leur vie. Greg se rendait bien compte à quel point cette scène devait être torride. Jamais de sa vie il n’aurait imaginé vivre une telle situation, surtout en extérieur !

Au bout de quelques instants, n’en pouvant plus, il bloqua la tête de Stéphanie entre ses jambes avec sa main et déversa en elle – à coup de gros jets puissants – son liquide chaud et épais. Il se surprit à lui crier Avale tout salope !, ce qu’elle fit d’ailleurs sans aucune hésitation. Il l’entendit avaler sans faillir chacune de ses giclées comme si elle buvait du lait chaud. Ce fut certainement la plus longue éjaculation de son existence et il se demanda plus tard comment Stéphanie avait réussi à tout avaler tout en gardant son engin bien ancré dans la gorge. Il savait grâce aux nombreux films pornos qu’il avait regardé qu’il s’agissait d’une pratique difficile à maîtriser même pour des professionnelles du milieu. Sur le moment, il avait surtout la tête complètement sonnée, il se sentait complètement vide, détendu, le corps et l’esprit libérés de toute préoccupation.

Emilia profita de ce moment d’égarement pour éloigner son visage du sien et lui murmura dans l’oreille :

— Merci pour ce magnifique moment. Je ne vais pas pouvoir rester plus longtemps près de toi, cela serait trop dangereux mais ne t’inquiète pas, je reviendrai très vite. Je te le promets. En attendant, profite bien de la petite Stéphanie et de ton nouveau jouet.

— Ne pars pas, j’ai encore tellement de questions à te poser

— Tu es un garçon intelligent et pour le reste, je t’ai laissé des instructions.

Elle se leva, lui fit un léger sourire mélancolique et s’éloigna dans la pénombre du parc. Greg la regarda partir avec un pincement au coeur mais il n’avait plus la force pour la rattraper : ses jambes étaient devenues molles et il n’arrivait même plus à se lever. De plus, Stéphanie était toujours là à ses pieds en train s’activer sur son membre, le nettoyant des dernières goûtes de son précieux nectar. Il resta ainsi plusieurs minutes, profitant de ce moment et observant cette langue longue et parfaite le lécher délicatement, cette bouche chaude et parfaite le sucer de bout en bout tout en douceur. Ils se regardaient en même temps dans les yeux d’un air complice, révélateur de ce qui allait advenir par la suite.

Lorsqu’il sentit enfin ses forces revenir, il se releva tranquillement et, tirant sa jolie blonde par la main, il lui susurra dans l’oreille :

— Allons finir la soirée chez toi, je sens que notre week-end va être très mouvementé.

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