« La moral de cette histoire »
« Lahirette, lahirette, »
« La moral de cette histoire »
« Cest qules homms sont des cochons ! (Bis) »
Ses trois copains rejoignent Jean-Luc.
— Une bonne journée nest-ce pas? leur demande-t-il.
— Tu las dit bouffi! approuve Jean-Louis. Cest un plaisir denseigner à ces paysannes lart de jouir et de faire lamour.
— Cétait de bonnes élèves studieuses et avides dapprendre, renchérit Jean-Marc. Moi au début, jy croyais pas trop en ce programme en quatre étapes, mais je dois me rendre à lévidence. Cest toi qui en as eu lidée Jean-Paul?
— Euh Pas tout à fait, jai lu ça dans un bouquin. Javoue que moi aussi jétais sceptique, mais le résultat a dépassé toutes mes espérances. Jespère que demain nous aurons la même chance.
— On va où?
— A Triffouillis, jai obtenu de bons renseignements sur ce village. A propos, ajoute Jean-Paul, il faudra quon change lordre des permutations et puis emporter dautres couvertures. Vous avez vu avec la dernière fille, ça aurait tout gâché sil avait fallu attendre que celui qui baise termine pour entamer la première étape.
— Jai vu que tu mavais remplacé, je te remercie, dit Jean-Louis. Quest-ce que tu proposes?
— Permuter à lenvers. Celui qui vient de baiser prendra la troisième phase, celui qui vient de sucer, la deuxième, ainsi de suite. Comme ça, il y en aura toujours un de libre pour commencer.
— Et si plusieurs filles arrivent ensemble? questionne Jean-Marc.
— Hé bien, chacun prendra la sienne pour la totalité du programme.
— Je suis daccord, dit Jean-Luc.
— Moi aussi, approuve Jean-Louis.
— A quelle heure passe le car? demande Jean-Marc qui plie la couverture.
— Nous avons encore une heure devant nous, dit Jean-Paul après avoir consulté sa montre. Pas la peine de se presser de tout ranger, peut-être quon aura la chance dune visite supplémentaire Hé ! Regardez qui nous arrive! La preuve que nous avons réussi! Plus besoin de prendre des gants à présent avec celle-là Jeanneton, ma chère, que nous vaut le plaisir de te revoir?
Le sourire sardonique des quatre garçons linquiète. Elle a eu tort de revenir et tente de retourner sur ses pas.
— Euh Je croyais avoir oublié ma faucille à létang et je viens juste de me souvenir quelle est dans le fond de ma carriole. Je vais rentrer au village.
— Pas avant de mavoir embrassé!
Jean-Paul lenlace. Elle se défend.
— Voyons chère Jeanneton, serai-je le seul à ne pas avoir goûté à tes lèvres? Il me semblait que les baisers de mes compagnons te faisaient plaisir tout à lheure. Cest moi qui te fais peur?
Il parvient à la maîtriser et applique la bouche sur celle de la jeune fille.
— Aah!
Jeanneton ne résiste plus. Jean-Paul embrasse aussi bien que ses camarades. Jean-Luc lui succède. La jeune fille passe de bras en bras, abandonnant à chacun une pièce de vêtement. Elle voudrait bien se rebeller, crier, mais chaque fois une bouche la bâillonne pour un nouveau baiser plus profond auquel elle succombe. Des mains, une profusion de mains parcourent son corps, ses seins, son ventre. Sans comprendre comment elle en est arrivée là, elle se retrouve nue, allongée sur la couverture, un garçon, Jean-Marc croit-elle, entre ses cuisses que deux compères maintiennent écartées. Le sexe quil extrait de son pantalon lui semble démesuré. Ce nest pas possible quun tel engin lui ait procuré tant de plaisir! Celui qui la transpercé devait être plus petit!
— Aaah!
Jean-Marc senfonce dans un vagin trempé.
— Ouais-ais-ais! Elle est chaude à point la gonzesse!
— Aaaah!
Jeanneton retrouve la sensation de plénitude quand la verge envahie son ventre.
— Cétait ça Han! la faucille que Han! que tu cherchais?
— Aaaah!
— Je vais ten donner Han! des faucilles!
— Aaaah!
— Tiens! Han! Prends ça!
— Aaaah!
— Encore ça! Han! Puis ça! Aaaaah! Je jouis!
— Ouiiii!
Jean-Marc donne quelques coups de queue supplémentaires puis seffondre sur la jeune fille. Des mains le tirent en arrière. Jean-Luc le remplace. Il senfonce dans le sexe de la jeune fille qui na pas eu le temps de refermer les cuisses.
— Aaah!
A nouveau, la bienheureuse sensation dune queue qui emplit son vagin. De nouveau le frottement délicieux qui déclenche les vagues du plaisir. Jean-Luc ralentit la cadence. Ce nest pas lavis de Jeanneton qui noue ses jambes sur le postérieur de son amant.
— Hé! samuse Jean-Paul. On dirait quelle y prend goût! Vas-y Jean-Luc! Pine-la à fond!
— Aaaah!
Un nouvel orgasme éclate dans le ventre de la jeune fille. Le garçon continue ses coups de rein.
— Aah! Quelle est bonne! La meilleure de laprès-midi.
Jeanneton est fière de lappréciation.
— Aaaggrh!
Jean-Luc seffondre à son tour. Jeanneton commence à ressentir la fatigue et se plaint quand Jean-Louis prend place.
— Laissez-moi, supplie Jeanneton. Vous nen avez pas assez?
— Mais non, ma toute belle. Je nai pas eu le plaisir de te baiser aussi jen profite.
— Aaah!
Malgré elle, malgré la lassitude, le frottement de la queue déclenche les vagues de plaisir.
— Aah! Aaah! Aaaah!
— Elle jouit encore! Ça cest une gonzesse! sextasie Jean-Paul. Jai envie de remettre ça!
— On aura pas le temps le prévient Jean-Marc. cest bientôt lheure du car.
— Dans ces conditions, elle va me sucer ! Tiens ma belle, ajoute-t-il en sortant le sexe.
Il sagenouille près de la tête de Jeanneton et présente la queue.
— Allez! Ouvre la bouche!
— Oh! Cest Aah ! cest sale!
— Pas plus sale que ton con que mon copain ta léché, réplique-t-il utilisant le même argument que Lison.
La jeune fille accepte la queue qui déforme ses lèvres. Elle ne sait plus où elle en est. Son univers se réduit à son ventre transpercé et à ce manchon quon lui fourre entre les dents. Un spasme de jouissance crispe ses mâchoires.
— Aïe ! rouspète Jean-Paul, fais attention!
— Jai pas fait exprès, gémit-elle.
Jean-Louis seffondre à son tour. Jeanneton qui nest plus bousculée peut enfin apprécier de prodiguer la sucette. Elle lit sur la figure de Jean-Paul la progression de la jouissance. Cela lui fait plaisir de conduire les débats.
— Hé Jean-Paul! Grouille-toi. Lautocar va pas nous attendre!
— Jarrive, jarrive!
Il extrait sa queue de la bouche de la jeune fille et la masturbe rapidement. Des filaments de sperme jaillissent et vont se perdre dans lherbe.
— Excuse-moi de pas voir déchargé entre tes lèvres, javais plus le temps.
Jeanneton frémit de dégoût. Il aurait envoyé la giclée dans la bouche? Quelle horreur! Heureusement quelle y a échappé. Les trois autres jeunes gens sont debout, sac en bandoulière.
— Hé, Jean-Paul ! Faut y aller!
— Tiens, lui dit-il, essuie-toi avec ce mouchoir. Tu peux le garder en souvenir.
Les quatre garçons détallent vers larrêt de bus. Jeanneton reste seule dans la clairière. Elle frissonne. Le soir tombe. Elle prend conscience de sa nudité. Elle éponge avec le mouchoir le surplus de sperme qui coule entre ses cuisses.
Quelle aventure! songe-t-elle en shabillant. Ce quelle a joui! Jamais elle naurait imaginé que lon puisse éprouver un si grand plaisir Comment le retrouver? Ce nest pas Augustin qui le lui procurera Ni les garçons du village Devra-t-elle attendre le retour des quatre vauriens?
Elle tire pensivement sa carriole. Non, elle ne se confiera pas à ses amies. Elle gardera son secret
« La moral de cette morale »
« Lahirette, lahirette, »
« La moral de cette morale »
« Cest qules femmes aimnt les cochons ! (bis) »
Jeanneton séveille de bon matin. Elle est tout étonnée davoir bien dormi. Son corps est apaisé et ne se ressent plus des excès de la veille. Hier soir, elle a fait faux bond à ses copines. Encore sous le coup de lémotion, elle aurait été incapable de supporter leur bavardage. Elle repense aux événements de la veille. A présent, à froid, elle réalise quelle a été le jouet des quatre vauriens. Ah! Ils se sont bien moqués delle ces cochons! Ils étaient si gentils la première fois quelle les a rencontrés Quelle idée de les provoquer avec son histoire de faucille oubliée Si elle avait su quils la traiteraient aussi grossièrement elle ne serait pas venue Et elle naurait pas éprouvé cette jouissance merveilleuse, ce plaisir extrême dont le souvenir déclenche en elle de délicieux frissons Ah! Retrouver ces moments intenses!
Elle sassied sur le lit en chemise de nuit. Elle soupire, il ne faut pas rêver. Si elle se jette au cou des hommes, sa réputation sera perdue. Il lui faudra être prudente. Du coup elle na plus envie de se rendre au rendez-vous fixé par Augustin. Que peut-il lui apporter celui-là? Surtout pas le plaisir, elle a assez payé pour le savoir! Tant pis sil met sa menace à exécution et informe sa mère. Celle-ci sera furieuse, Jeanneton recevra une volée puis la vie continuera.
La jeune fille se lève. Il y a du travail aujourdhui. Elle doit nettoyer les lapinières. Pour cela, inutile de faire des frais de toilette. Elle sort du coffre à linge un vieux corsage râpé, un jupon de coton, une jupe délavée et pour protéger le tout, un tablier gris. Elle ôte sa chemise de nuit. Cela la fait sourire de se retrouver aussi nue que la veille dans le bois! Oui mais cétait mieux hier quand les garçons leffeuillaient entre deux baisers. Elle ferme les yeux, son doigt sinsinue entre les lèvres du sexe.
— Mmmh!
Elle tente de retrouver la délicieuse sensation de leurs mains sur son corps
La caresse solitaire, la seule qui auparavant savait lémouvoir, la déçoit. Cest agréable mais sans plus. Il est loin le plaisir éprouvé la veille. Après un gros soupir elle fait une toilette sommaire avec leau de la cuvette. Osera-t-elle se déshabiller ainsi lorsquelle sera mariée et quun homme partagera sa couche? Elle hausse les épaules, ce nest pas dactualité malgré linsistance de sa mère. Elle passe ses hardes et descend rejoindre Amélie quelle entend fourrager dans la cuisinière
La mère et la fille terminent leur repas. Jeanneton lève la table et entasse la vaisselle dans lévier.
— Maintenant que les lapinières sont propres, que vas-tu faire cet après-midi? demande Amélie.
— Euh je sais pas. Dabord, la vaisselle, ensuite peut-être jirai avec Suzon laider à garder les chèvres. Pourquoi tu me demandes?
— Parce que tu me rendrais service en allant chercher chez monsieur Augustin le moule à gâteau quil ma promis.
— Cest toi qui as eu lidée que jy aille?
— Non, cest lui qui me la gentiment proposé pour pas me déranger.
« Je me disais aussi! soupire la jeune fille. Il a peur que je ne vienne pas au rendez-vous et trouve un moyen détourné pour my obliger. »
— Jai pas envie daller chez lui.
— Fais ça pour moi, ma chérie.
Jeanneton soupire. Elle ne veut pas faire de peine à sa mère.
— Bon, jaccepte.
Elle ôte son tablier et se prépare à sortir.
— Tu vas pas y aller avec ces vêtements sales? Monte te changer et fais-toi belle Je ten prie.
— Bon, bon, rassure-toi, jenfilerai mes habits du dimanche et même, ajoute-t-elle en remplissant un broc à la citerne, je ferai une petite toilette.
On ne sait jamais, Augustin le premier jour lavait caressée dune façon fort agréable. Cest peut-être son attitude à elle qui a rendu le bonhomme brutal? Puisquelle est obligée daller à ce rendez-vous, autant essayer den retirer le maximum. Jeanneton ouvre son coffre à linge et sort un joli corsage, un jupon avec de la dentelle et sa jupe du dimanche quelle pose sur le lit. Elle se déshabille et entreprend une toilette complète avec le secret espoir quAugustin aura lidée de la caresse entre ses cuisses, celle qui lui a fait découvrir la jouissance
De nouveau son doigt se perd dans les replis de son sexe, à nouveau cela ne lui apporte quun faible réconfort
— Que tes jolie ma fille ! sexclame sa mère, quand Jeanneton descend les marches. Oh! Tu sens bon!
— Oui, rougit la jeune fille, je tai volé un peu de parfum. Tu men veux pas?
Amélie lembrasse.
— Pas du tout, tas eu raison.
Elle laccompagne sur le pas de la porte et sourit quand les hommes se retournent sur le passage de sa fille. Cest quelle est drôlement jolie sa Jeanneton. Pourquoi naccepte-t-elle pas lépoux que monsieur Augustin propose? Cela arrangerait bien leurs affaires qui ne sont pas brillantes depuis le décès de son mari.
